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Après un week-end mouvementé, la rédaction de France 3 Paris Ile-de-France s’est retrouvée une fois de plus seule, face à son désarroi. Le 17 octobre, en conférence de rédaction, les équipes de journalistes planifiés du week-end constatent avec surprise le samedi matin les faibles moyens qui seront à leurs dispositions pour couvrir les événements annoncés pourtant, depuis plusieurs semaines. En effet, malgré l'arsenal de motards déployés, moteurs fumants, devant France Télévisions dès 9h du matin, aucun n'a été affecté à la rédaction de France 3 Paris Ile-de-France, car« ce sont les vacances ». De la même façon, pas de cadre technique ce jour. Et aux manettes, une rédactrice en chef adjointe en CDD qui sera bien démunie pour épauler les journalistes. Et ce, après un départ en arrêt de travail, pour maladie, dans la journée et un accident du travail déclaré le soir. Un rédacteur CDD se dévouera pour assurer un mixage de commentaire en dernière minute, annuler un direct sport et gérer un desk. Une journaliste JRI acceptera dès le vendredi soir de basculer rédactrice afin que le maximum d’équipes puisse être opérationnelles et complètes. Quant à l'équipe de journalistes positionnée sur la manifestation, elle verra passer à plusieurs reprises les motards de presse affectés à d'autres rédactions que la sienne. Un motard aurait pourtant été nécessaire pour faire face au PC info débordé par les demandes d'envois de flux, des fréquences 5G brouillées et un envoi de rushes finalement calamiteux : trois tentatives d'envoi à la qualité d'images douteuse. Le PC info n'ayant pas vérifié que le débit était suffisant dans le bar où l'équipe s'est retrouvée, coincée entre deux charges de CRS et des barricades improvisées, devant la porte du dit bar-refuge. Quant au web, un journaliste sera seul tout le week-end pour assurer une actualité aussi dense avec des événements chargés jusqu'à la nuit de dimanche. Le journaliste a d'ailleurs eu la présence d'esprit de refuser de suivre en live la manifestation comme le lui avait suggéré sa coordinatrice-rédactrice basée à Orléans. Refus, afin d'assurer au mieux sa tâche. Une nouvelle fois, les journalistes ont regretté de ne pas avoir la main sur les outils des réseaux sociaux, pour transmettre et diffuser les informations produites durant le week-end. L'ensemble des journalistes postés ce week-end n'a pas compris comment si peu de moyens ont été dimensionnés pour cette actualité qui était prévu d'avance et qui s'annonçait chargée et complexe à gérer. Les journalistes du week-end ont eu le sentiment, une fois de plus, ont fait de faire beaucoup et du mieux qu'ils pouvaient, avec très peu, pour ne pas dire avec les moyens du bord. Aucun renfort de l'encadrement n'a été apporté malgré des JT en mode édition spéciale improvisée pendant durant ces deux jours. Pour le mouvement des lycéens, la rédaction aurait apprécié une couverture aussi généreuse que celle qui l'a été pour la venue du Pape ou encore pour celle de l'événement tout aussi peu régional que celui du salon de l’auto ! Enfin et c'est presque cosmétique après ces doléances : aucun message de remerciements n'a été rédigé par l'encadrement aux équipes du week-end. De nouveaux appels à manifester sont déjà prévus. Ils auront lieu en plein week-end de vacances scolaires. Les journalistes de France 3 Paris Ile-de-France s'interrogent sur les possibilités qui leur seront données de travailler correctement et de couvrir dignement ces futurs événements. L’encadrement rédactionnel compte-t-il réagir pour ne pas créer un nouveau fiasco, et donc de la souffrance au travail, ou restera-t-il sourd aux appels à l’aide des journalistes de France 3 Paris Ile-de-France ? La rédaction de France 3 Paris Ile-de-France réclame plus de moyens, à l'instar des rédactions de France 2 et de franceinfo. Paris, le 20 octobre 2026
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