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Les travailleurs et les travailleuses vivent un déclassement inédit. Carburant, produits alimentaires, loyers, gaz, électricité… tout augmente sauf les salaires et les pensions. Notre pays est au bord de la récession et les plans de licenciements se multiplient dans l'industrie comme dans le commerce ou les services. La mobilisation des lycéen·nes et des étudiant·es est légitime. Leur colère, leurs inquiétudes et leurs revendications doivent être entendues et prises en considération. Les jeunes doivent pouvoir grandir, apprendre, se former, construire leur avenir et dans des conditions dignes. Dans le respect de l’indépendance du mouvement lycéen, nos organisations partagent les revendications pour de meilleures conditions d’étude et davantage d’égalité. Nous soutenons le droit des lycéen·nes et des étudiant·es à se mobiliser, à manifester et à se réunir pacifiquement, librement et en sécurité. La situation est intenable, les salariés ne peuvent plus boucler les fins de mois, la précarité s’installe : Ça ne peut plus durer ! Les salariés attendent des réponses du gouvernement à leurs revendications. Ils ont exprimé une colère immense face à la politique du gouvernement Macron-Lecornu, qui jusqu’à maintenant n’a répondu que par le mépris des revendications et une répression inacceptable, en particulier vis-à-vis de la jeunesse. Le président Macron n'a pas apporté la moindre réponse allant dans le sens de l'apaisement. Il maintient ses 54 milliards de coupes budgétaires. Il instrumentalise les destructions et les pillages qui n’ont rien à voir avec l’action revendicative pour justifier sa fuite en avant liberticide : couvre-feux, interdictions de manifester... L’intersyndicale ne cautionne aucune agression, destruction ou pillage qui ne sont pas des méthodes légitimes pour faire avancer les revendications. Elle ne peut accepter non plus la volonté du gouvernement de maintenir sa répression d’une violence inédite ! Partout, la question du « TOUS ENSEMBLE » -public, privé et jeunesse - est posée pour obtenir la satisfaction de nos revendications, à commencer par le retrait du projet de budget Macron-Lecornu. Face à l’austérité, aux attaques contre nos droits et à la répression, nous devons renforcer la mobilisation et construire le rapport de force nécessaire pour faire aboutir nos revendications Les organisations syndicales alertent solennellement gouvernement et patronat. La colère est immense. La situation du pays est fragile. Il faut sans attendre répondre aux urgences sociales et environnementales. Pour faire entendre les revendications, l’intersyndicale appelle tous les salariés, les étudiants, les retraités, la population dans son ensemble à la grève interprofessionnelle et aux manifestations du 5 novembre, organisées dès 9h00 du Jardin de l’Etat vers la Préfecture à Saint Denis, et au Jardin de la plage à Saint-Pierre.
Fait à St Denis, le 21 octobre 2026
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