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Depuis les informations - consultations des CSE Siège et Central du printemps dernier, une nouvelle série est née à France Télévisions. Son nom : Génésys, ou le renouvellement des régies et des plateaux du Siège.
Précédemment dans…
Lors de ce premier épisode il était question de la restitution aux élus des expertises menées par les cabinets indépendants. Leur constat est unanime, et sans surprise : le projet comporte encore de nombreuses zones d'ombre. Notamment, des incertitudes sur les choix technologiques et matériels, jusqu’à la définition de l’organisation cible, des métiers et des effectifs, en passant par le plan de formation et, la prévention des RPS. Malgré ces nombreuses interrogations, le projet est bel et bien lancé.
Pour installer franceinfo canal 16 dans son nouveau décor, sur le plateau D, la direction a choisi de déplacer PIDF vers le CDE (le centre d’échanges et de diffusion). Un choix qui n'est pas anodin : le CDE dispose d'une régie de secours, mobilisable en cas d'incident, mais surtout, en cas de grève affectant les régies nominales. Cette installation est toutefois présentée comme provisoire, le temps de préparer la destination définitive de PIDF : la régie 5 et le plateau F du Pôle Outre-Mer. Parmi les temps forts, retenons :
À suivre…
Voici venu le temps de la phase transitoire du projet Génésys : détruire pour reconstruire, déplacer pour continuer l’antenne. Dans tous les projets d’envergure, c’est l’une des phases les plus dangereuses en termes de RPS. Pourtant, comme d’habitude, la direction improvise. C’est même le directeur de la Fabrique en personne qui le dit : « l’été sera chaud ! ». Il faudra assurer la continuité antenne à MFTV tout en étant en chantier. Au programme :
Pour démanteler la régie 1, il faut donc transférer ses activités (Cf. tableau récapitulatif des affectations initiales régies plateaux). À la rentrée, « Télématin » sera rallongé jusqu’à 10h40 : impossible donc de gérer à la fois la matinale et le JT de 13h via la régie 2. Voilà pourquoi l’offre matinale de France 2 basculera en régie 4. Mais comment cette régie 4 va-t-elle pouvoir gérer toutes ses activités : « Télématin », en plus des émissions de production qui lui seront affectées ?
Ces changements de régie impliquent aussi que les techniciens soient formés sur toutes les consoles et pas à la va-vite. Leur crainte : devenir des « presse-boutons », formés à minima. Il faut dire que le choix de la direction d'équiper les différentes régies avec des matériels différents ne facilite pas les choses. Objectif en tous cas : avoir câblé la régie 4 aux plateaux C et B pour une mise en route à la mi-août … Chaud, chaud… On vous dit chaud devant ! Parallèlement, les travaux en plateau C ont démarré avec la construction d’un décor unique pour la nouvelle édition de « Télématin » et l’intégration d’un mur d’images de 24 mètres de linéaire ! Quid du câblage de cette installation et de son coût ? La direction assure maitriser la situation !
Depuis le 2 juillet, les deux JT du pôle Outre-Mer et de PIDF s’enchaînent avec un battement de seulement 11 minutes. Mais voilà :
L’Overdrive, c’est l’assistant de production automatisé qui équipera toutes les nouvelles régies et qui permet la configuration réduite de techniciens en régie et sur les plateaux (exit par exemple les opérateurs d’habillage). La direction assure que les ajustements ont été faits depuis ; pourtant, les salariés remontent encore des problèmes. Ce qui se passe en régie 5 et sur le plateau F résonne comme une expérimentation grandeur nature. Cela ressemble fort à une sorte de laboratoire avec en ligne de mire, la nouvelle configuration prévue par Génésys : automatisation et polyvalence, réduction drastique des effectifs pour la fabrication des éditions nationales. Pour l’instant, il faut reconnaitre que la direction n’a pas pris les devants par rapport à la redéfinition des métiers : chacun son périmètre et pas de débords. Sage comme une image, en attendant le nouvel accord collectif. Mais les salariés savent que c’est provisoire : rapidement, tout va changer. De son côté, la direction mise beaucoup, par exemple, sur le métier de Chargé d’Exploitation et De Prise de Vue (CEDPV) : un métier qui regroupe à la fois des activités de mise en lumière, de réglage des caméras via la vision et d’OPV. Ce métier existe déjà sur franceinfo. Sur la base du volontariat, les salariés concernés pourront, le temps venu, s’y coller, tout en gardant leur expertise assure la direction.
De nombreuses inquiétudes persistent autour de l'augmentation de la charge mentale et de la charge de travail, notamment pour les TEVA, les truquistes et les scriptes. La formation reste également un point de vigilance. Les salariés refusent d’utiliser des outils qu'ils ne maîtrisent pas. De son côté, la direction assure que les formations seront déployées au fur et à mesure des besoins (certaines ont déjà eu lieu pour les TEVA), même si ceux-ci ne sont pas encore totalement définis. Autre sujet sensible : l'impact du projet sur la rémunération. Pour certains métiers, les éléments variables représentent jusqu'à 23 % du salaire. Comme promis en février dernier dans le protocole de sortie de grève signé entre les organisations syndicales et la direction, cette dernière affirme avoir mis en place un outil pour mesurer les effets de la nouvelle organisation sur ces rémunérations. Elle promet d'y porter une attention particulière dès la rentrée. Dès le mois de septembre, trois séries d’ateliers seront également lancées (Exploitation, Gouvernance et Supervision, Interactions avec la rédaction). Objectif : se mettre en situation et réfléchir aux modes d’exploitation. Le calendrier et les modalités de candidature seront communiqués prochainement. Les élus ont voté une résolution dans laquelle ils rappellent que Génésys est un projet qui concerne le Siège dans sa grande majorité. Ils demandent également qu'un point d'étape régulier sur l'avancement du projet soit inscrit à l'ordre du jour du CSE. Ils rappellent par ailleurs qu'un accord de méthode sur Génésys est en cours de finalisation et sera prochainement soumis à la signature des quatre organisations syndicales représentatives de l'entreprise (CFDT, CGT, FO et SNJ), dans le cadre du CSE Central. Cet accord instaure une commission de suivi composée d’un élu du CSE Central, d’un élu du CSE Siège, du rapporteur de la CSSCT Central et de celui du CSE Siège, et d’un représentant désigné par chaque organisation syndicale représentative signataire. Dans sa résolution, le CSE réclame une représentation plus importante des élus du siège dans cette commission. 18 Votants – 17 Pour – 1 Abstention (lire ici la résolution 📎)
Paris, le 21 juillet 2026
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