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Depuis les informations - consultations des CSE Siège et Central du printemps dernier, une nouvelle série est née à France Télévisions.

Son nom : Génésys, ou le renouvellement des régies et des plateaux du Siège.

 

Précédemment dans…

 

  • Épisode 1 « Lancement du projet »

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Lors de ce premier épisode il était question de la restitution aux élus des expertises menées par les cabinets indépendants.

Leur constat est unanime, et sans surprise : le projet comporte encore de nombreuses zones d'ombre. Notamment, des incertitudes sur les choix technologiques et matériels, jusqu’à la définition de l’organisation cible, des métiers et des effectifs, en passant par le plan de formation et, la prévention des RPS.

Malgré ces nombreuses interrogations, le projet est bel et bien lancé.

 

  • Épisode 2« PIDF déménage, faut faire de la place à franceinfo ! »

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Pour installer franceinfo canal 16 dans son nouveau décor, sur le plateau D, la direction a choisi de déplacer PIDF vers le CDE (le centre d’échanges et de diffusion). Un choix qui n'est pas anodin : le CDE dispose d'une régie de secours, mobilisable en cas d'incident, mais surtout, en cas de grève affectant les régies nominales.

Cette installation est toutefois présentée comme provisoire, le temps de préparer la destination définitive de PIDF : la régie 5 et le plateau F du Pôle Outre-Mer.

Parmi les temps forts, retenons :

      • Une grève exceptionnelle des personnels de PIDF : six semaines de protestations contre les conditions scandaleuses de fabrication de leurs éditions. Une grève qui finira par payer puisque les éditions seront rapatriées temporairement sur le plateau B : une solution qui aurait d’ailleurs pu être mise en place dès le départ, elle aurait pu éviter beaucoup de souffrance !
      • La bonne nouvelle pour Vendargues où le nouveau décor de franceinfo canal 16 est construit de A à Z. La régie de la chaîne info déménage elle aussi mais temporairement ! Installée dans un premier temps au niveau 1, en attendant de rejoindre le nouveau hub info au niveau 0.

 

À suivre…

 

  • Épisode 3« L’été sera chaud ! »

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Voici venu le temps de la phase transitoire du projet Génésys : détruire pour reconstruire, déplacer pour continuer l’antenne. Dans tous les projets d’envergure, c’est l’une des phases les plus dangereuses en termes de RPS. Pourtant, comme d’habitude, la direction improvise.

C’est même le directeur de la Fabrique en personne qui le dit : « l’été sera chaud ! ». Il faudra assurer la continuité antenne à MFTV tout en étant en chantier.

Au programme :

    • Déménagement de la régie 1 vers la régie 4 : un rebondissement imprévu !

Pour démanteler la régie 1, il faut donc transférer ses activités (Cf. tableau récapitulatif des affectations initiales régies plateaux). À la rentrée, « Télématin » sera rallongé jusqu’à 10h40 : impossible donc de gérer à la fois la matinale et le JT de 13h via la régie 2. Voilà pourquoi l’offre matinale de France 2 basculera en régie 4. Mais comment cette régie 4 va-t-elle pouvoir gérer toutes ses activités : « Télématin », en plus des émissions de production qui lui seront affectées ?

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Ces changements de régie impliquent aussi que les techniciens soient formés sur toutes les consoles et pas à la va-vite. Leur crainte : devenir des « presse-boutons », formés à minima.

Il faut dire que le choix de la direction d'équiper les différentes régies avec des matériels différents ne facilite pas les choses.

Objectif en tous cas : avoir câblé la régie 4 aux plateaux C et B pour une mise en route à la mi-août … Chaud, chaud… On vous dit chaud devant !

Parallèlement, les travaux en plateau C ont démarré avec la construction d’un décor unique pour la nouvelle édition de « Télématin » et l’intégration d’un mur d’images de 24 mètres de linéaire ! Quid du câblage de cette installation et de son coût ? La direction assure maitriser la situation !

      • La régie 5 et son plateau F (DoPom) intègrent PIDF… le collectif des techniciens de la DoPom est dissout dans la Fabrique !

Depuis le 2 juillet, les deux JT du pôle Outre-Mer et de PIDF s’enchaînent avec un battement de seulement 11 minutes.

Mais voilà :

      • La régie est trop petite pour accueillir deux équipes de JT, c’est le métro aux heures de pointe quand les techniciens se croisent. Et dans les prochains jours, les enregistrements de la météo et la fabrication de « Stade 2 la quotidienne » vont s’ajouter à ces activités.
      • Les électros sont dégoûtés : la lumière est fixe sur le plateau, un technicien vient juste vérifier au démarrage puis c’est le pôle lumière et son chef qui supervisent depuis les régies du bas.
      • Il n’y a pas de chef en régie, référent indispensable pour superviser l’ensemble de la technique, prendre les bonnes décisions et faire circuler les informations : c’est comme s’il n’y avait pas de chef d’orchestre, disent les salariés… « Mais si !» répond la direction, elle vient de nommer un « chef de fabrication » issu de la DoPom.
      • La console son actuelle est à l’origine une console radio ! Alors que franceinfo vient d’être dotée d’une machine ultra-moderne, pourquoi ce deux poids deux mesures ? La direction dit qu’une mise à niveau sur cet équipement est
      • Les techniciens qui travaillaient dans les régies du niveau 0 s'étaient portés volontaires pour lancer cette nouvelle organisation. Pas de chance : en contrepartie, leur organisation du temps de travail (OTT) a été modifiée. Fini les semaines de 4 jours : ils travaillent désormais sur 5 jours, avec une pause méridienne de… 2 h 30 ! La direction se veut rassurante : cette situation ne serait que temporaire. D'ici quelques jours, la planification devrait permettre un retour à une organisation du temps de travail sur 4 jours.
      • Quant à la proposition de montée en compétences, quand sera-t-elle effective ? Car pour l’instant il n’y a pas d’homogénéité dans les profils : on peut croiser au son, un chef opérateur son, alors qu’en vidéo cela peut-être un chef d’équipement aux manettes ou même, un TEVA.
      • Enfin, cette phase de lancement a eu ses loupés : 1er JT catastrophique de PIDF, plantage récurrent de l’Overdrive, la direction a dû rappeler à la rescousse les opérateurs synthés !

L’Overdrive, c’est l’assistant de production automatisé qui équipera toutes les nouvelles régies et qui permet la configuration réduite de techniciens en régie et sur les plateaux (exit par exemple les opérateurs d’habillage). La direction assure que les ajustements ont été faits depuis ; pourtant, les salariés remontent encore des problèmes.

Ce qui se passe en régie 5 et sur le plateau F résonne comme une expérimentation grandeur nature.

Cela ressemble fort à une sorte de laboratoire avec en ligne de mire, la nouvelle configuration prévue par Génésys : automatisation et polyvalence, réduction drastique des effectifs pour la fabrication des éditions nationales.

Pour l’instant, il faut reconnaitre que la direction n’a pas pris les devants par rapport à la redéfinition des métiers : chacun son périmètre et pas de débords. Sage comme une image, en attendant le nouvel accord collectif.

Mais les salariés savent que c’est provisoire : rapidement, tout va changer.

De son côté, la direction mise beaucoup, par exemple, sur le métier de Chargé d’Exploitation et De Prise de Vue (CEDPV) : un métier qui regroupe à la fois des activités de mise en lumière, de réglage des caméras via la vision et d’OPV. Ce métier existe déjà sur franceinfo. Sur la base du volontariat, les salariés concernés pourront, le temps venu, s’y coller, tout en gardant leur expertise assure la direction.

      • Les inquiétudes s’accumulent.

De nombreuses inquiétudes persistent autour de l'augmentation de la charge mentale et de la charge de travail, notamment pour les TEVA, les truquistes et les scriptes.

La formation reste également un point de vigilance. Les salariés refusent d’utiliser des outils qu'ils ne maîtrisent pas. De son côté, la direction assure que les formations seront déployées au fur et à mesure des besoins (certaines ont déjà eu lieu pour les TEVA), même si ceux-ci ne sont pas encore totalement définis.

Autre sujet sensible : l'impact du projet sur la rémunération. Pour certains métiers, les éléments variables représentent jusqu'à 23 % du salaire. Comme promis en février dernier dans le protocole de sortie de grève signé entre les organisations syndicales et la direction, cette dernière affirme avoir mis en place un outil pour mesurer les effets de la nouvelle organisation sur ces rémunérations. Elle promet d'y porter une attention particulière dès la rentrée.

Dès le mois de septembre, trois séries d’ateliers seront également lancées (Exploitation, Gouvernance et Supervision, Interactions avec la rédaction).

Objectif : se mettre en situation et réfléchir aux modes d’exploitation.

Le calendrier et les modalités de candidature seront communiqués prochainement.

Les élus ont voté une résolution dans laquelle ils rappellent que Génésys est un projet qui concerne le Siège dans sa grande majorité.

Ils demandent également qu'un point d'étape régulier sur l'avancement du projet soit inscrit à l'ordre du jour du CSE.

Ils rappellent par ailleurs qu'un accord de méthode sur Génésys est en cours de finalisation et sera prochainement soumis à la signature des quatre organisations syndicales représentatives de l'entreprise (CFDT, CGT, FO et SNJ), dans le cadre du CSE Central.

Cet accord instaure une commission de suivi composée d’un élu du CSE Central, d’un élu du CSE Siège, du rapporteur de la CSSCT Central et de celui du CSE Siège, et d’un représentant désigné par chaque organisation syndicale représentative signataire.

Dans sa résolution, le CSE réclame une représentation plus importante des élus du siège dans cette commission.

18 Votants – 17 Pour – 1 Abstention (lire ici la résolution 📎)

 

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elus cse siege juillet 2026

Paris, le 21 juillet 2026

 

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Bandeau fin 2026