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Préambule Ce CSE d’octobre 2026 au siège restera dans les annales : un président d’instance qui empêche un élu de s’exprimer et qui quitte la réunion, mettant par cette action un terme à un CSE qui venait tout juste de débuter sa seconde journée, avec encore trois points à traiter. Du jamais vu de mémoire d’élu·e ! Mais cet éclat n’aura été que la grosse goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Depuis la veille, les élu·es n’ont cessé de se retrouver face à une direction droite dans ses bottes, qui ne veut rien lâcher et surtout pas reconnaitre qu’elle mène ses réorganisations comme bon lui semble, en faisant fi du dialogue social et de l’information complète des élu·es.
CSE extraordinaire
La direction reste sourde à la demande de retour du maquillage pour toutes et tous à franceinfo canal 16
620 000 € euros économisés sur les dos du service maquillage : pas peu fier d’assumer sa décision, le directeur de franceinfo explique que cela va permettre de renforcer ses missions d’information en envoyant plus de journalistes sur le terrain. Discrimination Quand le élus s’étonnent que la direction ait choisi pour pallier le sous-dimensionnement chronique de la chaîne et remplir sa mission première, informer, de faire payer les salarié·es PTA qui font partis des salarié·es les moins bien rémunérés et hasard, des femmes, la direction n’a pas l’air gênée. Quand les élu·es pointent la différence de traitement entre France 2 (pas de restriction sur le maquillage) et franceinfo, la direction ne bouge pas d’un cil. Quand les élu·es s’émeuvent de la remarque misogyne du directeur de la rédaction du canal 16, qui en réaction à l’émoi de l’arrêt du maquillage des invités, lance : « ils et elles n’ont qu’à faire jouer leur côté Pamela Anderson ! ... », la direction regarde ses pieds. Pas d’étude d’impact A aucun moment, elle ne fait de proposition constructive : pas même affiche-t-elle une quelconque prise en compte de l’impact sur la vie des salarié·es alors qu’il est très important :
Multiplication des risques Nul besoin de partir sur les terrains de conflits pour être exposé aux risques professionnels pour les journalistes qui multiplient les allers-retours dans la précipitation entre le 3ème et le 1er étage pour se faire maquiller avant un plateau. Les maquilleuses déjà pressurisées par leurs conditions de travail ont une pression supplémentaire, celle de craindre de ne pas avoir le temps de bien désinfecter leurs instruments, afin de préserver la santé des personnes qui passent sous leurs pinceaux. Les journalistes qui n’ont pas accès aux maquilleuses ont droit à un kit maquillage mais pour pouvoir l’utiliser il leur faut développer des compétences en cosmétique, sous peine de résultat hasardeux à l’antenne. 70 % des personnes ne savent pas se servir des kits ! S’il fallait encore prouver la désinvolture de la direction dans cette réorganisation (comme dans tant d’autres) : à aucun moment, elle ne parle de mettre à jour le DUERP alors que ces risques nouveaux ont été mis à jour par les élu·es. Ceux-ci veilleront à que cela soit fait si par malheur la direction continue dans cette mauvaise voie. Les répercussions socio-économiques pour les maquilleuses ne sont pas à l’ordre du jour, le directeur franceinfo n’hésitant pas à affirmer « « j’assume pleinement toutes les conséquences ». Les élu·es constatent également que malgré la demande faite au CSE de septembre, la direction de l’information s’est présentée sans documents. Les élu·es réitèrent leur position : cette réorganisation qui a un impact sur l’emploi et la santé des salarié·es aurait dû faire l’objet d’une information-consultation du CSE.
CSE Ordinaire
La direction reste (encore et toujours) sourde aux demandes des élu·es
Un CSE en chasse un autre, mais les problèmes sur le fond restent les mêmes.
9 mois plus tard, que reste-t-il du projet hub info ICI régions ?
Toutes ces questions, et tant d’autres, sont malheureusement restées sans réponses. Demandé par les élu·es, ce point a fait chou blanc : sans aucun document sur l’activité et le plan de charge du site, comment apprécier l’évolution du projet ? Renvoi du point au prochain CSE, en espérant que la direction se réveille, enfin.
Une étrange impression : comme un déjà vu.
Pas vraiment une surprise, mais trois mois après le CSE Extraordinaire du mois de juillet, c’est toujours le même constat pour les élu·es et la même langue de bois côté direction : La direction : Le service est désormais homogène, la direction a offert une mobilité professionnelle au sein de ce service, qui désormais n’est constitué que de salarié·es exerçant la fonction de « gestionnaire de conduite d’antenne ». Collectivement, et concernant la marche du service, tout va bien. Non ! clament les élu·es. La direction a fait disparaitre un ETP et un métier, chargé de préparation antenne, en déplaçant l’activité et donc la charge de travail vers les gestionnaires de conduite d’antenne ; c’est un collectif en souffrance, les outils sont non stabilisés et la direction invite elle-même à adopter des solutions de contournements ; les conditions de travail sont très clairement dégradées, la direction restreint les difficultés à un cas individuel mais de fait c’est l’ensemble du collectif qui souhaite quitter le service et être accompagné dans un projet de mobilité. Le collectif ne souhaite plus échanger avec sa direction, la confiance est rompue. D’ailleurs, pour les élu·es, le problème de fond qui dépasse ce collectif et les trois salarié·es du service est global au CDE : c’est le management hiérarchique et autoritaire qu’a adopté la direction pour mener sa réforme qui est toxique. Le point est abrégé par les élu·es qui demandent à nouveau une information consultation sur la réorganisation du service préparation-diffusion.
L’ombre du spectre de la menace sur les représentants du personnel a plané tout le long de ce CSE chaotique. Un élu et un ancien élu du CSE (toujours Délégué Syndical) sont aujourd’hui menacés de licenciement. Leur faute ? Avoir alerté, sans relâche, dans le cadre de leurs prérogatives de représentants du personnel, des entorses et dysfonctionnements qu’ils pouvaient constater au fil de la réorganisation de leur service, le CDE. Aussi scandaleux que cela puisse paraître c’est bien la réalité ! Les élu·es ont voulu marquer un grand coup : à l’occasion du point sur la demande d’approbation de la dérogation exceptionnelle sur le temps de travail du Téléthon, ils refusent de rendre un avis ; et ce sera désormais le cas, sur ce type de demande, tant que la direction ne reviendra pas à des relations de dialogue social apaisées.
Prochain CSE Siège : les 18 et 19 novembre 2026
Paris, le 20 octobre 2026
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